Partie latérale d'un feuillet de diptyque en cinq parties : Miracles du Christ (Guérison du paralytique)

Decorative Arts

Partie latérale d'un feuillet de diptyque en cinq parties : Miracles du Christ (Guérison du paralytique)

Artist — Anonyme
Museum — Musée du Louvre

Artist

Anonyme

Category

Decorative Arts

Museum

Musée du Louvre

Description

La plaquette, haute et et étroite, était autrefois munie d'un onglet dont il ne subsiste qu'un fragment à droite. Les trois scènes encadrées par une bordure d'oves et de palmettes ont été sculptées sur une même plaque d'ivoire. Bien que la plaque ait été sciée en trois, l'ordre d'origine peut être restitué grâce à l'inscription de la fin du XVIIIe siècle tracée au revers. Elles illustrent trois miracles du Christ. En haut est représenté le Miracle de la guérison de l'Hémoroïse, celle-ci, agenouillée, s'empare du bas du manteau du Christ entre deux disciples (Matthieu IX, 20-22 ; Luc IX, 43-48). En dessous, la Guérison du paralytique montre le Christ, à droite, bénissant le paralytique qui part vers la gauche, emportant son lit sur le dos (Matthieu, IX 2-7). En bas, dans la Guérison du possédé, le Christ, à gauche, est tourné vers un possédé.aux longs cheveux hirsutes, tandis qu'au premier plan, les porcs dans lesqeuls sont entrés les démons se jettent dans les eaux (Luc, VIII, 27-33). Le "pendentif" de cette plaque, qui se trouvait en 1860 dans la collection Mallet d'Amiens, est conservé au Staatliche Museum de Berlin. Présentant des bordures semblables à celle du Louvre, il montre aussi trois scènes de la vie et des miacles du Christ (Massacre des Innocents, Baptême du Christ et Miracle de Cana. Un troisième fragment d'ivoire peut être mis en relation avec les plaquettes de Paris et Berlin : celui du musée Blandin de Nevers, représentant une partie de la Nativité et l'Adoration des Mages. Le canon court et trapu des personnages, assez statiques, volumes pleins, drapés classiques, têts rondesaux oreilles haut placées, effort pour suggérer la profondeur, personnages vus de trois-quart, rattachent ces reliefs à un groupe d'ivoires romains des environs de 400 ou du début du Ve siècle.