Decorative Arts
Figure d’applique : Christ en croix en bronze doré
Artist
Anonyme
Category
Decorative Arts
Museum
Musée du Louvre
Description
Le Christ, obtenu d’une pièce à la fonte, repris en ciselure puis doré, était à l’origine fixé sur une croix, probablement elle aussi de métal. Il en a été arraché sans ménagements, ce qui a entraîné la perte des mains. Cependant, sur l’amorce de la paume gauche du Christ, subsiste encore la trace, au niveau de la cassure, du trou destiné à le fixer sur la croix. Comme pour beaucoup de Christ romans, on observe qu’il n’y a pas de traces de clous sur les pieds. Le Christ, surtout, se distingue par l’élégance de sa silhouette, au canon délibérément allongé, par l’étroitesse du buste, aux côtes saillantes, et la géométrisation rigoureuse du visage aux yeux clos, les joues creuses et la barbe traitée en éventail. La chevelure, très soignée, se répartit de part et d’autre de la tête en longues mèches torsadées. Enfin, l’agencement du perizonium se singularise par sa complexité, un pan retenu à la ceinture, tandis que des plis imbriqués ou se déployant en éventail sur les jambes donnent à l’ensemble un aspect vigoureux et presque dynamique, accentué non seulement par la flexion des genoux et des bras, mais aussi par la position de la tête, fortement inclinée et traitée en ronde-bosse. Ces éléments distinctifs ont permis à Peter Bloch, dès 1992, dans son monumental ouvrage sur les crucifix de bronze romans en Europe, de considérer le Christ Lauder, malheureusement sans provenance ancienne connue, comme l’un des très rares exemplaires attribuables soit à l’Angleterre, soit à l’art de l’ouest de la France.