Museum Collection
Discover Timeless Artworks
Collection
Featured Artworks
Decorative Arts
Nécessaire de Napoléon Ier puis du tsar Alexandre Ier
by Biennais, Martin-Guillaume , Lorillon, Pierre-Benoît
Musée du Louvre
Le coffre en acajou est bordé d’une frise de palmettes et de lyres en cuivre doré. Au centre du couvercle, l’écu aux armes impériales est accosté de deux sphinges ; l’entrée de serrure est encadrée d’un important trophée de boucliers et de lances. L’intérieur est garni en maroquin vert semé d’étoiles d’or. Un petit bouton dans le couvercle permet de débloquer un volet qui révèle un miroir et des soufflets. La disposition des pièces dans le nécessaire est d’une grande ingéniosité, leur répartition s’organise autour du bassin à barbe avec la plus grande symétrie possible. Les quatre angles sont occupés par de grandes boîtes cylindriques (à pâte d’amande, à savon, à éponge – ajourée – et à café) puis, plus à l’intérieur, par des flacons en cristal. De part et d’autre du bassin se font pendant la cafetière et la théière, dans laquelle se dissimule le sucrier ovale. Les autres boîtes, flacons et étuis s’insèrent dans un « calotin » d’acajou creusé, qui se déploie en trois plateaux en coulissant. Ce calotin révèle la maîtrise de Biennais, les alvéoles sont aux exacts profils et mesures des ustensiles destinés à y être placés : il fallait en effet éviter les vibrations du voyage. Les instruments à manche de nacre les plus séduisants sont disposés sur le plateau du haut (les rasoirs, aujourd’hui à manche d’ivoire, et pas tout à fait adaptés aux alvéoles creusées dans l’acajou, sont probablement des remplacements postérieurs). Il s’agit d’un nécessaire individuel puisqu’il n’y a qu’une tasse, de l’habituel modèle à pans coupés et à fleurs gravées. Tout est prévu pour la toilette, pour l’écriture et pour le thé ou le café. Les pièces ont un décor raffiné : bandeaux de palmettes et fleurons alternés sur fond amati, frises gravées de laurier sur les couvercles, petites bordures d’aigles inclus dans des entrelacs. Toutes les pièces portent les armes impériales. Manquent trois brosses de rechange, trois paires de ciseaux (en revanche, une paire russe a été ajoutée), deux peignes, un cure-oreille, une soucoupe, un étui en ivoire.
Decorative Arts
Athénienne de Napoléon Ier
by Biennais, Martin-Guillaume , Genu, Marie-Joseph-Gabriel
Musée du Louvre
Le modèle de cette athénienne, dont le dessin fut fourni par Charles Percier (1764-1838), est très élégant. Les pieds en if sont finement arqués et surmontés d'un chapiteau à palmettes, dans lequel niche un cygne en ronde bosse de bronze ciselé et doré. Les cygnes supportent de leurs ailes et de leur cou un cercle de bronze orné d'une frise de postes, qui soutient le bassin ciselé de roseaux et de feuilles de chêne. La tablette de l'entrejambe est reliée aux pieds par de petits dés de raccordement ornés d'abeilles et par des dauphins. Dauphins et cygnes appartiennent au répertoire à la fois antique et aquatique ; ils illustrent ainsi la fonction de lavabo de cette athénienne. L'aiguière ovoïde est ornée d'un bandeau à palmettes, cornes d'abondance et masque de Gorgone ; anse à attaches en tête de guerrier et tête de bélier.
General Collection
Fourreau du poignard MS 90
by Biennais
Musée du Louvre
Fourreau en or et velours rouge, dans un style adapté au décor du poignard. On y retrouve les habituelles palmettes et les symboles napoléoniens (l'aigle et l'abeille), mais l'aigle est inscrit dans un cartouche en cuir découpé et les entrelacs s'inspirent de ceux du poignard.
General Collection
Main de Justice du Sacre avec anneau de Saint-Denis
by Biennais
Musée du Louvre
La Main de Justice en ivoire conservée au Louvre est une version du XIXe siècle réalisée en vue du sacre de Napoléon de 1804. En effet, la Main de Justice médiévale (XIIIe siècle ?), qui servait avant la Révolution au sacre des rois de France, était conservée au trésor de Saint-Denis ; elle est connue par une aquarelle de Gaignières (Paris, BnF, Fr. 20070) et une gravure, inversée, de l’ouvrage de Dom Bernard de Montfaucon, Les Monumens de la monarchie françoise (I, 1729, pl. III). Elle était formée d’une main droite faisant un geste de bénédiction, « d’ivoire de licorne », c’est-à-dire taillée dans une défense de narval ; cette main était fixée en haut d’un bâton d’orfèvrerie. Emportée avec le reste du trésor en 1793, elle ne fut pas conservée. Mais Napoléon Ier ayant décidé que certains des regalia, autrefois au trésor de Saint-Denis, devaient figurer à son sacre, Vivant Denon confia à l’orfèvre Martin-Guillaume Biennais le soin de refaire une Main de Justice. Leur source d’inspiration fut la gravure de Montfaucon, sans qu’ils prennent garde à l’avertissement de l’auteur signalant que la gravure est inversée : c’est ainsi que la nouvelle Main de Justice, sculptée dans un morceau d’ivoire d’éléphant, est une main gauche. Elle fut fixée sur un bâton de cuivre doré, enrichi d’un nœud d’orfèvrerie formé par le chaton médiéval de « l’anneau de saint Denis », auquel furent ajoutés deux camées en cristal de roche et une intaille d’améthyste provenant aussi de Saint-Denis et qui reçurent une monture imitant celle de l’anneau. La Main de Justice, passant dès lors pour celle du trésor de Saint-Denis, figura parmi les « Honneurs de Charlemagne » au sacre de Napoléon Ier, puis fut utilisée pour le sacre de Charles X.
General Collection
Coffret du nécessaire avec quatre plateaux, un porte-louis et une clé
by un porte-louis et une clé
Musée du Louvre
Sur le couvercle, un médaillon vide encadré de deux amours ailés agenouillés tenant ensemble d’une main une couronne de laurier, et de l’autre tenant l’extrémité d’une lourde couronne de fleurs et fruits ; pourtour du coffret avec suite de fleurons et rinceaux. Sur le devant du couvercle, onglet de prise encadré de rinceaux et de sphinges. Sur le devant du coffret, platine en console à décor de rinceaux, fleurettes, plumes et palmette. Sur les côtés, entre deux grosses palmettes ajourées, deux prises ovales mobiles en argent, ciselées, pour l’une d’un canard conduisant un char tiré par un papillon, et pour l’autre d’un écureuil conduisant un char tiré par deux cygnes. Toutes les bordures renforcées de bandes d’argent. A l’intérieur du coffret : - un premier plateau profond à crochets (H. 3,9 ; L. 19,8 ; Pr. 10,8) - un deuxième plateau plat à tirette (L. 20 ; Pr. 11,4) sur lequel un élément manque (crochet ?) - deux plateaux plats demis-ovales - un porte-louis (L. 12,8 ; Pr. 5). Clé en trèfle fermant le nécessaire. Egalement un 8e objet non identifié trouvant place sur le plateau médian.
General Collection
Gratte-langue, du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Poinçons : or, Paris, 1809-1819, petite garantie (tête de coq) ; grosse recense 1819-1838 (fleur de lys au naturel) ; petite recense à partir de 1838 (tête de bouledogue). Le gratte-langue est sur un des plateaux demi ovale du nécessaire.
General Collection
Aiguille à passer, du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Poinçons : or, Paris, 1809-1819, petite garantie (tête de coq) ; grosse recense 1819-1838 (fleur de lys au naturel) ; petite recense à partir de 1838 (tête de bouledogue) L'aiguille se trouve sur un des plateaux demi ovale.
General Collection
Tire-bottes, du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Tire-bottes formant une paire avec OA 12914 39, en acier taillé à facettes
General Collection
Porte-crayon, du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Porte-crayon disposé sur un des plateaux demi ovale du nécessaire. Poinçon : fabricant GRM, une oreille (Gabriel-Raoul Morel).
General Collection
Petite paire de ciseaux, du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Décor de frise de feuilles de laurier sur l’extérieur des anneaux ; branches à décor de feuillages ; bouquet de rose à trois tons d’or au centre. Poinçons : essai, or (tête d’ours) ; fabricant (PQ soit Pierre Queillé) ; or, Paris, 1809-1819, petite garantie (tête de coq) ; recence 1819-1838 (fleur de lys au naturel). La paire de ciseaux est disposée sur un plateau plat avec tirette amovible.
General Collection
Ustensile (rugine ou poinçon ?), du nécessaire
by du nécessaire
Musée du Louvre
Instrument à pointe en forme de lance. Virole et culot à décor de feuillages ciselés sur fond sablé. Écusson vide. Même décor que sur les rugines OA 12914 20, OA 12914 42 et OA 12914 43. La rugine est disposée sur un plateau plat avec tirette amovible.
General Collection
Ustensile (rugine, poinçon ou coupe-papier ?), du nécessaire
by poinçon ou coupe-papier ?)
Musée du Louvre
Virole et culot à décor de feuillages ciselés sur fond sablé ; petite tête de femme incrustée dans la nacre (même décor sur les rugines OA 12914 29 et OA 12914 33). Poinçons : sur la virole : or, 1819-1838, petite garantie (tête de bélier). La rugine se trouve sur le plateau demi ovale. Etat : oxydation de la partie métallique incluse dans le manche, brunissement de la nacre sur les côtés.