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General Collection
Meuble d'appui, d'une paire ( avec OA 10476)
by Unknown Artist
Musée du Louvre
Meuble d'appui rectangulaire en ébène, avec panneaux d'écaille marquetés de rinceaux de cuivre. La ceinture ouvre à un tiroir, et la face à un vantail orné en son milieu d'un mascaron humain en relief de bronze, ce dernier répétant celui du tiroir. Entrée de serrure, rosaces, moulures en bronze doré. Dessus de marbre portor.
Decorative Arts
Un jeune prince choisit une épouse parmi trois jeunes femmes
by Anonyme
Musée du Louvre
Tapisserie rectangulaire représentant un jeune seigneur assis au milieu et entouré de treize personnages richement parés. Devant lui sont deux femmes, l'une debout à gauche, lui montrant le portrait d'une adolescente, et l'autre agenouillée à droite, présentant une couronne gemmée. Fond bleu à fleurettes, avec au milieu un écu écartelé.
Decorative Arts
Plaque retaillée dans un peigne liturgique : l'arbre de Jessé
by Anonyme
Musée du Louvre
La plaque a été retaillée dans un peigne liturgique, dont les dents ont été arasées. La scène centrale représente l'Arbre de Jessé. En bas, étendu devant une estrade moulurée et appuyé sur un coussin, se tient Jessé. Au-dessus de lui, dans les feuillages qui forment une sorte de double mandorle, trône la Vierge, de face ; de la main gauche, elle tient une banderole ; de la droite, elle soutient, au-dessus de sa tête, comme un atlante, l'Enfant Jésus, également assis de face, les bras ouverts en signe d'accueil. De part et d'autre de la tête de l'Enfant se tiennent six colombes, une septième volant au-dessus de sa tête, dans la bordure, où se lit l'inscription "Sanctus Spiritus" : ces colombes symbolisent donc les sept dons du Saint-Esprit. De chaque côté de la Vierge, se dressent le prophète Isaïe et Fulbert de Chartres, brandissant des banderoles. Tous deux identifiés par des inscriptions, ils sont vêtus d'une longue tunique, recouverte d'un grand manteau et coiffés d'un bonnet. La présence d'Isaïe dans l'Arbre de Jessé est normale, puisqu'il prophétisa l'enfantement du Sauveur par une vierge de la souche de Jessé. Celle de Fulbert, évêque de Chartres (1006-1028), s'est répandue à partir de la seconde moitié du 12ème siècle, dans le milieu germanique : Fulbert est en effet l'auteur de célèbres écrits - sermon sur la Nativité de la Vierge, hymne à la Vierge et sermon sur la Nativité-, qui lui valurent d'être associé à cette représentation. L'inscription qui désigne la Vierge ("Ecce ancilla"), surprenante dans ce contexte, fait également allusion à un passage du sermon sur l'Annonciation de fulbert (Patr. lat., 141, col. 338).
Decorative Arts
Plaque de bordure à décor d'imbrications
by Anonyme
Musée du Louvre
Plaque rectangulaire de cuivre champlevé et émaillé à bordure de grainetis ; décor d'arcs de cercle superposés surmontant chacun trois arcs plus petits dont l'un repose sur l'extrados des deux autres. Couleur : bleu lapis, gris, vert, jaune.
Decorative Arts
Plaque en forme de nimbe
by Anonyme
Musée du Louvre
Petite plaque circulaire comportant un arc de cercle évasé (nimbe ?) de cuivre champlevé, émaillé et doré ; elle est ornée en son centre d'un motif comportant quatre cercles concentriques cloisonnés et émaillés respectivement de blanc, de rouge-brique, de turquoise et de jaune ; ces cercles sont inscrits eux-mêmes dans un cinquième cercle, concentrique, réservé et doré et entouré de fragments de croix cloisonnés jaunes ; cette rosace centrale est entouré de sept autres rosaces plus petites traitées de façon similaire. Bordure blanche.
Decorative Arts
Plaquette de bordure : fleuron
by Anonyme
Musée du Louvre
Petite plaque rectangulaire de cuivre recouverte d'émail cloisonné ; les cloisons de cuivre dessinent un fleuron à deux enroulements symétriques opposés se terminant chacun par un petit cercle d'émail blanc et portant chacun, à l'extrados, deux points d'émail blanc ; au centre du fleuron, un ovale émaillé jaune ; le champ est émaillé bleu turquoise et bleu lapis.
Decorative Arts
Plaque en croissant : ange
by Anonyme
Musée du Louvre
Petite plaque de cuivre champlevé, émaillé et jadis doré, en forme d'arc de cercle, portant un ange nimbé tenant une banderole sur laquelle on lit MICHAEL ; émail gris-bleu, vert et jaune. Bordure à grainetis.
Decorative Arts
Statuette : Christ en croix
by Anonyme
Musée du Louvre
Le Christ, en légère torsion, penche la tête vers son épaule droite. Ses cheveux, ceints d’une couronne torsadée, tombent sur sa poitrine en longues mèches. Le visage barbu et moustachu, dont le front est griffé de deux rides, exprime la souffrance. Sur le torse, les côtes sont indiquées. Le perizonium très long, qui laisse voir le ventre saillant sous la taille marquée, descend jusque sous les genoux et, derrière, jusqu’au-dessus des chevilles, en formant devant et sur le côté de souples chutes de plis « à becs » décalés, assez profondément creusés. Les pieds sont superposés. Le dos est sculpté, mais avec moins de soin que la face. Peu de statuettes de Christs d’ivoire subsistent. Celui-ci était sans doute fixé à l’origine sur un crucifix métallique. La finesse des traits du visage, la complexité raffinée des drapés indiquent un travail de belle qualité. Bien qu’il passe pour avoir été acquis en Espagne, ce Christ se rattache à l’art gothique parisien. Ivoire de couleur brune, due à l'application moderne d'un produit huileux ; infinmes traces de polychromie.
Decorative Arts
Statuette d'applique : Christ en croix
by Anonyme
Musée du Louvre
Le Christ de l’ancienne collection Mège offre une vision du Christ en croix souverain et glorieux, qui diffère du Christ OA 8102 par son vêtement, un simple perizonium, mais a conservé, sur celui-ci et autour du cou, de luxueux orfrois gemmés. L’orfroi de l’encolure, contraire à toute vraisemblance puisqu’il n’est pas appliqué sur une étoffe, ne peut d’ailleurs s’expliquer que par l’imitation de christs vêtus d’une tunique. La stricte frontalité et la massivité de la figure, le traitement rigide et purement rectiligne du perizonium sont encore pleinement romans. Cuivre repoussé, champlevé, gravé, ciselé, émaillé et doré. Email bleu lapis, bleu lavande, blanc, rouge. Cabochons de verre et perles d’émail. Les bras sont cassés et les mains manquent. Le sommet de la couronne est brisé.
Decorative Arts
Paire de seaux à bouteilles
by Anonyme
Musée du Louvre
De forme octogonale, les faces sont ornées de panneaux avec croisillons et quatrefeuilles. Sur la partie supérieure de la panse : bandeau de lambrequins, culots et quatrefeuilles sur fond amati. Deux anses cannelées.
Decorative Arts
Plat rond : trois anges
by Anonyme
Musée du Louvre
Inscription "GLORIA IN ACELLIS DEO". 17 rayons sur l'aile. Au revers : traces bleues ; deux percements pratiqués au revers à la base, d’origine.
Decorative Arts
Feuillet droit d'un diptyque à rosettes et sans arcature : l'Adoration des Mages ; la Mort de la Vierge
by Anonyme
Musée du Louvre
Le feuillet est cerné d'une bordure plate et divisé en deux par une bande horizontale, soulignée d'un trait gravé. Deux frises de roses sont sculptées au-dessus de chaque scène. La lecture se fait de bas en haut. En bas, Adoration des Mages : la Vierge couronnée, trônant, tenant l'Enfant debout sur ses genoux, est entourée par deux anges dont les ailes sont sommairement sculptées sur le fond ; un Roi mage est agenouillé au premier plan, un second se tient derrière, désignant du doigt l'étoile sculptée au-dessus de la tête de la Vierge. A la partie supérieure, la Vierge est étendue sur un lit, entourée de deux groupes de six apôtres affligés. Debout derrière le lit, le Christ emporte dans ses bras l'âme de sa mère sous la forme d'une enfant ; sortant des nuées, les bras de deux anges agitent des encensoirs. Le volet gauche de ce diptyque est au Metropolitan Museum de New York (inv. 17-190-277, "1325-1350" datation de la base du Met et vallée de la Meuse / nord de la France pour le lieu de fabrication). Il représente, à la partie inférieure, l'Annonciation, la Visitation et, à droite, le troisième Roi mage qui participe à la scène de l'Adoration des Mages du feuillet du Louvre ; au-dessus, le Couronnement de la Vierge. Le style un peu rude de ce diptyque est caractérisé par des silhouettes de grande taille, aux petites têtes soignées, assez disproportionnées, et de grands drapés cassés en plis "à becs" très creusés et géométrisés. La présence inhabituelle de deux anges dans l’Adoration des Mages peut s’expliquer par une contamination de l’iconographie des triptyques où les Mages, placés sur le volet, accompagnent la Vierge glorieuse sculptée au centre, mais indique aussi un certain éloignement des sources iconographiques habituelles dans le milieu parisien. Traces de polychromie.