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Perroquet, d'une paire

General Collection

Perroquet, d'une paire

by Unknown Artist

Musée du Louvre

Perroquet en porcelaine de Chine bleue céleste sur un socle en bronze doré. Se trouvait en 1789 dans le Cabinet intérieur de Marie-Antoinette à Versailles puis confié au marchand Dominique Daguerre, puis Martin Lignereux ; en 1793 entre dans les collections nationales ; château des Tuileries en 1833 (appartement du duc d'Orléans), puis jusqu'en 1870 château de Saint-Cloud ; à cette date dans les collections du Louvre.

Plaque dite du Paradis terrestre

Decorative Arts

Plaque dite du Paradis terrestre

by Anonyme , Cour de Charles le Chauve

Musée du Louvre

L'ivoirier carolingien a réutilisé le revers d'un feuillet de diptyque consulaire du début du VIe siècle. Le manque d'approvisionnement en ivoire d'éléphant à l’époque carolingienne, au IXe siècle, explique le remploi du revers de ce feuillet qui était sans doute monté dans la reliure précieuse d’un livre. C’est la partie (lisse) qui servait à l’origine de cuvette pour la cire qui a été choisie par l’artiste carolingien, particulièrement virtuose, pour sculpter la face dite « du Paradis terrestre » dans une très faible épaisseur. L’artiste a choisi de conserver l’ensemble des dimensions impressionnantes de la plaque d’origine, si ce n’est l’un des bords. La face carolingienne se compose d’une bordure très raffinée, formée de végétaux, dont des acanthes, inspirés de reliefs antiques et habités d’animaux et, au centre, de sept registres superposés. Sur ceux-ci sont répartis de haut en bas : Adam et Ève nus ; centaures et sirènes ; satyres, cynocéphales et minotaure ; griffon, lions et licorne ; cerf, bélier, taureau et bouc ; cheval, dromadaire et sanglier ; éléphant et caméléon. En dépit de la présence d'Adam et Ève, il ne s'agit pas d'une illustration du Paradis terrestre mais d'une transcription des différents ordres de la Création. Cette description est extraite du livre d'Isidore de Séville, "Les Étymologies" (VIIe siècle) en partie diffusé par Raban Maur sous les Carolingiens vers 844 dans "De Universo".

Verre à jambe et à noeud

Decorative Arts

Verre à jambe et à noeud

by Anonyme

Musée du Louvre

Verre légèrement grisâtre en forme de calice. Il a été soufflé en trois parties : une coupe conique, une jambe dotée d’un noeud à côtes et un pied, chacun de ces éléments portant un décor émaillé. Une tresse dorée semée de points d’émail rouge souligne le bord de la coupe. Elle est prise entre deux lignes bleues doublées d’une file de points blancs. Un Christ en croix est placé sous une arche, accompagné d’une inscription en latin : « PORTAM IVSTI INTRAV(NT) HANC » (« Les justes franchiront cette porte »). Une seconde scène montre un donateur en prière devant un saint patron portant l’habit d’évêque. L’identité de ce dernier nous est donnée sur les phylactères : « O GVILLERME PASTOR » et « BONNE NOBIS SVCCVRE », ainsi traduits : « O Guillaume prêtre » et « Viens à notre secours ». Il pourrait s’agir de saint Guillaume, archevêque de Bourges (Rochebrune 2003), ou de Guillaume Fillastre le jeune, évêque de Tournai (Corning 2004, p. 170). Le noeud de la jambe est traité avec une certaine exubérance, qui tend à caractériser plusieurs verres français. Doré à l’origine, il porte un décor émaillé de traits bleus, de points rouges et blancs et de rayures de mêmes couleurs qui souligne les côtes. Sur le pied, la sentence « IE SVIS A VOVS » (« Je suis à vous ») renvoie au registre amoureux. Ce verre pourrait avoir été commandé pour célébrer le mariage d’un dénommé Guillaume.

Plaque d'une croix (bras senestre) : la rencontre d'Abraham et Melchisedech, saint Luc

General Collection

Plaque d'une croix (bras senestre) : la rencontre d'Abraham et Melchisedech, saint Luc

by saint Luc

Musée du Louvre

La rencontre d'Abraham et de Melchisédech est une scène typologique, c'est-à-dire qu'elle est tirée d'un épisode de l'Ancien Testament qui annonce la vie et la Passion du Christ. L'artiste de la vallée de la Meuse a accentué la proximité entre l'offrande du pain et du vin à Abraham (Genèse, XIV, 18-20) et l'instauration de la communion par le Christ : le pain blanc porte une croix dorée. L'évangéliste Luc, représenté assis avec, dans l'angle, la tête de son animal symbolique, le taureau, marquait l'extrémité du bras de la croix.

Brûle-parfum à couvercle,d'une paire (avec OA 5148 1)

General Collection

Brûle-parfum à couvercle,d'une paire (avec OA 5148 1)

by Unknown Artist

Musée du Louvre

Brûle-parfum à couvercle, de forme ronde, en laque de Chine à fond noir, dessins de fleurs d'or, monture en bronze ciselé et doré

Coupe couverte à bassin profond sur pied haut

Decorative Arts

Coupe couverte à bassin profond sur pied haut

by Anonyme

Musée du Louvre

Coupe couverte à bassin profond sur pied haut. La coupe se subdivise en trois parties : le bassin, orné de godrons droits blancs, avec rehauts turquoise et verts, sur fond bleu, un double cordon formant une gorge à profil demi-circulaire verte et un col, bleu avec rehauts turquoise et blancs, en doucine renversée. Le couvercle, arrondi à la base et pointu au sommet, est bleu et porte un bouton de préhension ovale doré avec des demi-perles blanches. L’intérieur est bleu foncé. Le pied tronconique porte des godrons concaves blancs avec rehauts turquoise et bleus, sur fond vert, et se termine par un bord à ressaut bleu.

Masque funéraire d'Herbert Lanier (mort en 1290)

Decorative Arts

Masque funéraire d'Herbert Lanier (mort en 1290)

by Anonyme

Musée du Louvre

Le masque a été prélevé sur le double tombeau d'Herbert Lanier (ou Lasnier) mort en 1290 et de son épouse Alès. Le masque de cette dernière est conservé au musée d' Angers (inv. MA III R 368).

Bonbonnière ronde

Decorative Arts

Bonbonnière ronde

by Anonyme

Musée du Louvre

Bonbonnière d'écaille de forme circulaire en écaille blonde, cerclée d'or, le couvercle est indépendant de la boîte. Faces entièrement incrustées de bandes et de filets parallèles et alternés en or jaune, les premières gravées d'entrelacs en frise, les seconds unis et polis. Au milieu du couvercle, un médaillon ovale à cadre d'or vert ciselé d'une frise de feuilles, et contenant une miniature sous verre chevé. Il s'agit du portrait en couleur de Marie-Josèphe de Saxe, mère de Louis XVI, en robe de dentelle décolletée. Elle porte un collier de perles. Elle se distingue sur un fond verdâtre. Gorge d'or, cercles d'encadrement en or vert ciselé d'une frise de feuilles. Ceux-ci ont été exécutés en deux périodes non consécutives, comme le prouve l'existence de deux poinçons de décharge différents.

Plat rond : christogramme "IHS"

Decorative Arts

Plat rond : christogramme "IHS"

by Anonyme

Musée du Louvre

Faïence à reflets métalliques sur fond blanc. Au centre, monogramme "IHS". Décor à la brione. Fleurs de lys au revers.

Bague

Decorative Arts

Bague

by Anonyme

Musée du Louvre

Bague, vase de fleurs avec trois émeraudes, quatre rubis et trois petites roses.

Gobelet couvert sur pied avec portraits d’homme et de femme

Decorative Arts

Gobelet couvert sur pied avec portraits d’homme et de femme

by Anonyme

Musée du Louvre

Gobelet couvert sur pied, à coupe tronconique ; la base, à la jonction avec le pied, présente un bord arrondi. Dans deux médaillons disposés symétriquement de chaque côté de la coupe se détachent deux portraits (l'un masculin, l'autre féminin). Sur le bord des lèvres se déroule l'inscription ASAI DIMANDA ACHI VI SERVANDO TAGE, qui pourrait s’inspirer d’un sonnet de Niccolò da Correggio (1450-1508), « ché un bon servir tacendo assai dimanda » (« celui qui sert bien et se tait demande beaucoup »), signifiant qu’un amant fidèle peut demander beaucoup même sans dire une parole. Pied doré à douze côtes et à noeud doré. Couvercle doré à douze côtes.

Cruche aux armes d’un pape Médicis

Decorative Arts

Cruche aux armes d’un pape Médicis

by Anonyme

Musée du Louvre

La cruche présente une embouchure trilobée soulignée d’un filet bleu, une panse lisse et un pied qui se résume à un filet de verre. L’anse en verre bleu est dorée. L’épaule porte une frise d’écailles dorées à points bleus, prise entre deux lignes de points d’émail blanc sur rouge. Les armoiries d’un pape Médicis (Léon X ou Clément VII) ornent la panse, ainsi qu’un décor végétal jaune, rouge, bleu et vert.